Jean-Pierre Farandou à Paris, le 14 janvier 2026. ( AFP / LUDOVIC MARIN )
"Un petit nombre monte des entreprises un peu bidons, salarie trois personnes alors qu'il y en a 300 qui travaillent. C'est la fraude à la cotisation", a déploré le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou sur BFMTV ce mercredi 11 février.
"Les plus gros fraudeurs ne sont pas les particuliers". A quelques jours de l'examen par l'Assemblée nationale d'un projet de loi contre la fraude fiscale et sociale, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a tenu à mettre les points sur les "i" sur un sujet qui fait débat. "La fraude principale est la fraude aux cotisations, c'est plutôt des entreprises - un petit nombre d'entreprises, la grande majorité des entreprises respectent les règles", a expliqué Jean-Pierre Farandou sur BFMTV ce mercredi 11 février.
"Un petit nombre - quasiment des escrocs, il faut être clair -, monte des entreprises un peu bidons, salarie trois personnes alors qu'il y en a 300 qui travaillent. C'est la fraude à la cotisation", a déploré le ministre. "Ce n'est pas normal parce que, bien sûr, elle laisse la sécurité sociale - on devrait avoir le produit de ses cotisations -, ce n'est pas normal parce que les salariés ne cotisent pas à la retraite, et ce n'est pas normal en terme d'égalité et de la concurrence, parce que par rapport aux entreprises qui payent, il y en a d'autres qui ne payent pas", a-t-il justifié.
Puis d'ajouter : "L'idée générale n'est pas d'aller embêter les Français qui sont en règle, qui peuvent être un peu négligents - le droit à l'erreur est toujours là."
14 milliards d'euros
Le ministre a également rappelé le coût de la fraude sociale : 14 milliards d'euros en 2025. Un chiffre tiré du rapport publié en janvier par le Haut Conseil du financement de la protection sociale, qui détaille : 52% de cette somme sont liés au travail dissimulé, 12% aux professionnels de santé et 36% aux assurés sociaux.
Le Sénat a adopté en novembre ce projet de loi qui instaure de nouveaux moyens de détection des fraudes, ainsi que des sanctions et obligations renforcées pour les entreprises et les bénéficiaires d'allocations. Il sera examiné par l'Assemblée nationale du 24 au 27 février.
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